Comment recruter un cuisinier : le guide complet pour trouver le bon profil 

Pendant longtemps, recruter un cuisinier consistait à publier une annonce, attendre quelques candidatures et organiser quelques entretiens.

Aujourd’hui, cette méthode ne suffit plus.

recruter un cuisinier : un cuisinier monte une assiette dans la cuisine du restaurant

Dans la plupart des régions, les bons cuisiniers sont déjà en poste. Beaucoup ne consultent même plus les sites d’emploi. Les candidats réellement qualifiés reçoivent plusieurs propositions en quelques jours et choisissent les établissements qui leur offrent les meilleures conditions de travail, pas uniquement le meilleur salaire.

Pour un restaurateur, les conséquences sont immédiates : services réduits, fermeture exceptionnelle, surcharge de l’équipe en place, hausse du turnover et perte de chiffre d’affaires.

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des méthodes concrètes pour améliorer ses recrutements.

Pas de recette miracle. Pas de promesse irréaliste.

Simplement une façon plus efficace de recruter, adaptée aux réalités actuelles de la restauration.

Dans ce guide, nous allons voir :

  • pourquoi il est devenu si difficile de recruter un cuisinier ;
  • comment définir précisément le profil dont vous avez besoin ;
  • où trouver les meilleurs candidats ;
  • comment rédiger une offre qui donne envie ;
  • quelles erreurs évitent les meilleurs recruteurs ;
  • et comment réduire le temps nécessaire pour trouver le bon collaborateur.

L’objectif est simple : vous faire gagner du temps et augmenter vos chances de recruter un cuisinier qui restera dans votre établissement.

Pourquoi est-il devenu si difficile de recruter un cuisinier ?

Beaucoup de restaurateurs ont l’impression que les cuisiniers ont disparu.

En réalité, ils sont toujours là. Mais le marché a profondément changé.

Comprendre ces évolutions permet déjà de recruter plus efficacement.

Les bons cuisiniers sont rarement disponibles

Contrairement à certaines idées reçues, les profils les plus recherchés passent peu de temps au chômage.

Un chef de partie expérimenté ou un second de cuisine compétent retrouve souvent un poste en quelques jours.

Cela signifie qu’une annonce publiée pendant trois semaines risque surtout d’attirer des profils déjà disponibles depuis longtemps… qui ne correspondent pas forcément à vos attentes.

Les meilleurs candidats sont souvent des candidats passifs.

Ils travaillent déjà et ne cherchent pas activement un emploi.

En revanche, ils peuvent être ouverts à une meilleure opportunité.

Aujourd’hui, recruter consiste moins à attendre des candidatures qu’à rendre son établissement suffisamment attractif pour donner envie de changer.

Les attentes des cuisiniers ont évolué

Il y a encore quelques années, la rémunération constituait souvent le principal argument.

Ce n’est plus le cas.

Les cuisiniers accordent désormais beaucoup d’importance à leur qualité de vie.

Avant d’accepter un poste, ils cherchent notamment à connaître :

  • les horaires réels ;
  • le nombre de coupures ;
  • l’ambiance en cuisine ;
  • la stabilité de l’équipe ;
  • le matériel mis à disposition ;
  • les possibilités d’évolution ;
  • l’organisation du restaurant.

Un établissement qui communique clairement sur ces éléments part souvent avec une longueur d’avance, même sans proposer le salaire le plus élevé du marché.

La concurrence entre employeurs est plus forte que jamais

Vous ne recrutez plus uniquement face au restaurant voisin.

Vous êtes également en concurrence avec :

  • les groupes de restauration ;
  • les hôtels ;
  • la restauration collective ;
  • les traiteurs ;
  • les dark kitchens ;
  • parfois même d’autres secteurs proposant de meilleures conditions de travail.

Les candidats comparent désormais plusieurs offres.

Ils consultent les avis Google et regardent les réseaux sociaux.

Votre réputation d’employeur compte presque autant que votre réputation auprès des clients.

Le coût d’un mauvais recrutement est souvent sous-estimé

Lorsqu’un cuisinier quitte l’entreprise après quelques semaines, le coût dépasse largement celui d’une nouvelle annonce.

Il faut souvent :

  • republier une offre ;
  • organiser de nouveaux entretiens ;
  • reformer un salarié ;
  • redistribuer les tâches ;
  • demander davantage d’efforts au reste de l’équipe.

Pendant cette période, la qualité du service peut également se dégrader.

Le recrutement ne doit donc pas être vu comme une simple formalité administrative ; c’est un investissement.

Prendre quelques jours supplémentaires pour sélectionner le bon candidat coûte généralement beaucoup moins cher qu’un recrutement précipité.

Définir précisément le profil dont vous avez besoin

L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à rechercher « un cuisinier ».

En réalité, cette appellation recouvre des métiers très différents.

Plus votre besoin sera précis, plus votre recrutement sera efficace.

Avez-vous vraiment besoin d’un cuisinier ?

Commencez par analyser les difficultés rencontrées dans votre établissement.

Posez-vous quelques questions simples.

Votre équipe manque-t-elle d’expérience ? De rapidité ? D’autonomie ? De management ?

Selon la réponse, le profil recherché ne sera pas le même.

Recruter un commis de cuisine

Le commis intervient principalement en soutien de la brigade.

Il prépare les ingrédients, participe à la mise en place et apprend progressivement les techniques de cuisine.

Ce recrutement est pertinent si :

  • votre équipe manque de bras ;
  • vous souhaitez former un futur collaborateur ;
  • votre budget est limité.

Un bon commis peut rapidement évoluer vers davantage de responsabilités.

Recruter un chef de partie

Le chef de partie possède déjà une solide expérience.

Il gère un poste précis (chaud, froid, pâtisserie, viande, poisson…) avec une grande autonomie.

C’est souvent le recrutement le plus rentable lorsqu’une brigade commence à grandir.

Il permet de soulager le chef de cuisine tout en garantissant une qualité constante pendant le service.

Recruter un second de cuisine

Le second est le bras droit du chef.

Il assure la continuité lorsque celui-ci est absent.

Il participe au management de l’équipe, contrôle la qualité des préparations et veille au bon déroulement du service.

Ce poste demande des compétences techniques, mais aussi de vraies qualités humaines.

Recruter un chef de cuisine

Le chef de cuisine ne prépare pas uniquement des plats.

Il pilote l’ensemble de la cuisine.

Ses responsabilités comprennent notamment :

  • l’organisation des équipes ;
  • les achats ;
  • les stocks ;
  • les coûts matières ;
  • la création de la carte ;
  • le respect des normes d’hygiène ;
  • le management.

Recruter un chef revient avant tout à recruter un manager.

Les compétences relationnelles sont donc presque aussi importantes que les compétences culinaires.

Les compétences indispensables

Quel que soit le poste, certaines qualités restent essentielles.

Les compétences techniques

Le candidat doit naturellement maîtriser les bases correspondant au poste proposé.

Mais vérifiez également :

  • sa rapidité d’exécution ;
  • son organisation ;
  • sa gestion du stress ;
  • son respect des normes HACCP ;
  • sa polyvalence.

Les qualités humaines

Les compétences techniques s’apprennent.

Le comportement est souvent plus difficile à faire évoluer.

Lors d’un recrutement, soyez particulièrement attentif à :

  • l’esprit d’équipe ;
  • la ponctualité ;
  • la capacité d’adaptation ;
  • la communication ;
  • la motivation ;
  • la stabilité du parcours professionnel.

Un excellent technicien qui crée des tensions dans une brigade peut rapidement coûter plus cher qu’il ne rapporte.

Évitez le profil « mouton à cinq pattes »

Certaines annonces recherchent un candidat capable de :

  • gérer une brigade ;
  • créer les menus ;
  • faire les achats ;
  • remplacer le chef ;
  • travailler seul ;
  • accepter les coupures ;
  • être disponible tous les week-ends ;
  • maîtriser toutes les cuisines du monde.

Ces profils existent rarement.

Et lorsqu’ils existent, ils savent qu’ils sont très recherchés.

Plus votre besoin est réaliste, plus vous augmentez vos chances de recruter rapidement.

À l’inverse, une annonce irréaliste donne souvent l’impression que le restaurant ne connaît pas réellement ses besoins.

Avant de publier votre annonce, faites cette checklist

Avant même de commencer votre recrutement, prenez quelques minutes pour répondre à ces questions :

  • Quel problème ce recrutement doit-il résoudre ?
  • Quelles missions seront réellement confiées au futur cuisinier ?
  • Quelles compétences sont indispensables ?
  • Quelles compétences peuvent être apprises en interne ?
  • Quels sont les avantages concrets de votre établissement ?
  • Pourquoi un bon candidat choisirait-il votre restaurant plutôt qu’un autre ?

Si vous êtes capable de répondre clairement à ces questions, vous avez déjà fait une grande partie du travail.

Rédiger une offre d’emploi qui attire vraiment les cuisiniers

Beaucoup de restaurateurs pensent manquer de candidats.

En réalité, ils manquent parfois d’une annonce capable de donner envie.

La plupart des offres d’emploi en restauration se ressemblent.

Elles utilisent les mêmes expressions :

  • « restaurant dynamique » ;
  • « équipe jeune et motivée » ;
  • « poste évolutif » ;
  • « profil sérieux demandé ».

Pour un candidat, ces formules ne veulent plus dire grand-chose.

À l’inverse, une annonce précise inspire immédiatement davantage confiance.

Mettez-vous à la place du candidat

Imaginez qu’un cuisinier consulte dix annonces en quelques minutes.

Sur lesquelles va-t-il s’arrêter ?

Certainement pas sur celle qui décrit uniquement les missions.

Il cherche avant tout à savoir :

  • À quoi ressembleront ses journées ?
  • Avec qui va-t-il travailler ?
  • Les horaires sont-ils supportables ?
  • Le restaurant est-il bien organisé ?
  • L’équipe est-elle stable ?
  • Aura-t-il des perspectives d’évolution ?

Votre annonce doit répondre à ces questions avant même qu’il les pose.

Commencez par présenter votre établissement

Beaucoup d’offres démarrent directement par :

« Nous recherchons un cuisinier H/F. »

C’est dommage.

Commencez plutôt par donner envie.

Par exemple :

Notre brasserie de 90 couverts, située au cœur de Nantes, travaille une cuisine maison à base de produits frais. Notre brigade est composée de six personnes et nous recherchons un cuisinier pour accompagner notre développement.

En quelques lignes, le candidat comprend déjà :

  • le type d’établissement ;
  • la taille de la brigade ;
  • l’ambiance générale ;
  • le niveau attendu.

Soyez transparent sur les horaires

C’est probablement l’information la plus consultée.

Évitez les formulations vagues.

❌ Horaires variables.

Préférez :

✅ Deux jours de repos consécutifs.

✅ Pas de coupure le lundi.

✅ Trois services du soir par semaine.

✅ Une fermeture annuelle en août.

Même si vos horaires sont exigeants, la transparence évite les mauvaises surprises.

Et limite les départs après quelques semaines.

Indiquez le salaire

De nombreux restaurateurs hésitent encore.

Pourtant, afficher une fourchette de rémunération présente plusieurs avantages.

Vous évitez :

  • les candidatures hors budget ;
  • les négociations interminables ;
  • les entretiens inutiles.

Le candidat sait immédiatement si votre offre correspond à ses attentes.

Même lorsqu’une rémunération dépend de l’expérience, une fourchette reste préférable à l’absence totale d’information.

Parlez de votre équipe

Les cuisiniers choisissent rarement uniquement un restaurant.

Ils choisissent aussi leurs futurs collègues.

Quelques informations suffisent :

  • ancienneté moyenne de la brigade ;
  • taille de l’équipe ;
  • organisation des postes ;
  • présence d’un second ou d’un chef expérimenté.

Ces éléments rassurent énormément.

Mettez en avant vos véritables atouts

Tous les restaurants n’ont pas les moyens de proposer le salaire le plus élevé.

Ce n’est pas forcément un problème.

Vous pouvez valoriser :

  • une équipe stable ;
  • une cuisine maison ;
  • des horaires sans coupure ;
  • un matériel récent ;
  • des formations ;
  • une réelle autonomie ;
  • une évolution possible.

Les avantages doivent être concrets.

Évitez les promesses impossibles à vérifier.

Décrivez précisément les missions

Un cuisinier doit savoir ce qu’il fera réellement.

Par exemple :

  • préparation des mises en place ;
  • gestion du poste chaud ;
  • dressage des assiettes ;
  • réception des marchandises ;
  • respect des normes HACCP ;
  • participation à la création de suggestions.

Plus vos missions sont précises, plus vous attirez les profils adaptés.

Ne demandez pas l’impossible

Certaines annonces recherchent :

  • cinq ans d’expérience ;
  • une parfaite autonomie ;
  • une disponibilité totale ;
  • plusieurs spécialités culinaires ;
  • un salaire débutant.

Ces annonces découragent immédiatement les meilleurs candidats.

Demandez uniquement les compétences réellement indispensables.

Tout le reste peut souvent être appris en interne.

Exemple : une mauvaise annonce

Recherche cuisinier H/F
Restaurant dynamique recherche cuisinier motivé.
Expérience exigée.
CDI.
Salaire selon profil.
Merci d'envoyer votre CV.

Pourquoi cette annonce fonctionne mal ?

Parce qu’elle ne répond à aucune question importante.

Le candidat ne sait rien :

  • du restaurant ;
  • des horaires ;
  • de l’équipe ;
  • du poste ;
  • des avantages.

Elle pourrait correspondre à des milliers d’établissements.

Exemple : une annonce plus convaincante

Cuisinier H/F – CDI – Brasserie traditionnelle

Notre établissement de 120 couverts travaille exclusivement des produits frais avec une brigade de huit personnes.

Nous recherchons un cuisinier autonome pour renforcer le poste chaud.

Vous travaillerez quatre jours et demi par semaine avec deux jours de repos consécutifs.

Salaire : entre 2 300 € et 2 600 € brut selon expérience.

Cuisine équipée récemment.

Possibilité d'évolution vers un poste de chef de partie.

En quelques lignes, le candidat peut déjà plus se projeter.

Où recruter un cuisinier ?

Publier une bonne annonce est indispensable.

Encore faut-il la diffuser au bon endroit.

Chaque canal possède ses avantages… mais aussi ses limites.

Le meilleur choix dépend surtout de votre urgence, de votre budget et du type de profil recherché.

Le bouche-à-oreille

C’est souvent le premier réflexe et il reste efficace.

Vos salariés connaissent d’autres cuisiniers, vos fournisseurs également.

Les avantages

  • recrutement rapide ;
  • confiance plus importante ;
  • intégration souvent facilitée.

Les limites

Votre réseau reste limité.

Et vous risquez de recruter toujours les mêmes profils.

Les écoles hôtelières

Une excellente solution pour recruter :

  • des apprentis ;
  • des commis ;
  • des jeunes diplômés.

En revanche, elles répondent rarement aux besoins d’un établissement qui recherche un cuisinier immédiatement opérationnel.

France Travail

France Travail permet de diffuser gratuitement une offre auprès d’un très large public.

C’est une solution pertinente si vous souhaitez maximiser votre visibilité.

En contrepartie, vous devrez souvent consacrer davantage de temps au tri des candidatures.

Le volume est important.

La pertinence est plus variable.

Indeed

Indeed reste l’un des sites d’emploi les plus utilisés en France.

Il offre une forte visibilité.

Il peut être particulièrement intéressant lorsque vous recrutez un profil relativement courant.

En revanche, dans les métiers en tension comme la cuisine, il n’est pas rare de recevoir beaucoup de candidatures peu adaptées. Beaucoup de candidats croient encore que ‘’aimer cuisiner’’ = ‘’je peux être cuisinier dans un resto’’.

Le travail de sélection reste donc important.

Les groupes Facebook

Dans certaines villes, les groupes Facebook spécialisés en restauration restent très actifs.

Ils permettent parfois de recruter rapidement.

En particulier pour :

  • les extras ;
  • les contrats saisonniers ;
  • les besoins urgents.

En revanche, les annonces disparaissent rapidement dans le fil d’actualité.

Et il devient difficile de retrouver un candidat plusieurs semaines plus tard.

Les plateformes spécialisées

Les plateformes spécialisées dans l’hôtellerie-restauration répondent à un besoin différent.

Plutôt que de diffuser une annonce auprès d’un public très large, elles permettent d’accéder à des candidats déjà intéressés par les métiers de la restauration.

Pour un établissement qui recrute régulièrement, cela peut représenter un véritable gain de temps.

C’est notamment le cas de Restaff, qui met directement en relation recruteurs et candidats spécialisés du secteur.

Son fonctionnement par abonnement, sans commission sur les recrutements, peut être particulièrement intéressant pour les établissements qui embauchent plusieurs fois dans l’année et souhaitent constituer progressivement un vivier de candidats.

Faut-il utiliser plusieurs canaux en même temps ?

Oui.

C’est même ce que font la plupart des établissements qui recrutent efficacement.

Mais Restaff le fait déjà pour vous dès que vous publiez votre annonce sur Restaff.

Cette approche augmente naturellement vos chances de trouver rapidement le bon profil, sans dépendre d’un seul canal.

Ce qu’il faut retenir

Une bonne annonce ne compensera jamais un mauvais canal de diffusion.

À l’inverse, publier partout sans soigner son offre ne donnera pas davantage de résultats.

Les deux sont indissociables.

Une annonce claire, honnête et précise, diffusée sur les canaux adaptés, constitue déjà un énorme avantage par rapport à une grande partie des recruteurs.

Comment convaincre les meilleurs cuisiniers de rejoindre votre établissement

Une erreur fréquente consiste à penser que le recrutement commence lorsqu’un candidat envoie son CV.

En réalité, il commence bien avant.

Les meilleurs cuisiniers ont le choix. Votre objectif est donc de leur donner une bonne raison de choisir votre restaurant.

Mettez en avant ce qui fait votre différence

Vous n’avez pas besoin d’être un restaurant étoilé.

En revanche, soyez capable d’expliquer ce qui rend votre établissement agréable à rejoindre :

  • une équipe stable ;
  • une cuisine maison ;
  • peu de coupures ;
  • du matériel entretenu ;
  • une bonne ambiance ;
  • des possibilités d’évolution.

Ces éléments comptent souvent autant que quelques dizaines d’euros sur la fiche de paie.

Répondez vite

C’est probablement le conseil qui offre le meilleur retour sur investissement.

Un candidat qui postule aujourd’hui peut avoir un entretien ailleurs demain.

Essayez de :

  • répondre sous 24 à 48 heures ;
  • proposer rapidement un échange téléphonique ;
  • fixer une date d’entretien sans attendre.

Chaque jour perdu augmente le risque de voir partir un bon profil.

Comment sélectionner les bons candidats

Recevoir dix CV ne signifie pas avoir dix bons candidats.

Cherchez avant tout la cohérence.

Posez-vous ces questions :

  • Les expériences sont-elles stables ?
  • Le candidat a-t-il déjà travaillé dans un établissement similaire ?
  • Les responsabilités évoluent-elles au fil de son parcours ?
  • Sa motivation est-elle crédible ?

Un CV parfait ne garantit jamais un bon recrutement.

À l’inverse, un parcours atypique peut cacher une excellente recrue.

Réussir l’entretien

Évitez les entretiens trop théoriques.

Parlez du quotidien.

Demandez par exemple :

  • Quel poste préférez-vous en cuisine ?
  • Quel service vous a le plus marqué ?
  • Comment gérez-vous un coup de feu ?
  • Que recherchez-vous dans votre prochain établissement ?

Si possible, complétez l’entretien par un essai en cuisine.

Quelques heures de mise en situation en disent souvent davantage qu’une heure de discussion.

Les erreurs qui font échouer un recrutement

Certaines erreurs reviennent constamment.

Évitez notamment de :

  • publier une annonce trop vague ;
  • cacher les horaires ou le salaire ;
  • attendre plusieurs jours avant de rappeler ;
  • promettre des conditions qui ne seront pas tenues ;
  • rechercher un profil irréaliste.

Un recrutement raté commence souvent bien avant l’entretien.

Comment recruter un cuisinier plus rapidement

Si vous recrutez régulièrement, l’objectif n’est pas seulement de pourvoir un poste.

Il est de réduire le temps nécessaire à chaque recrutement.

Quelques bonnes pratiques permettent d’y parvenir :

  • garder les CV intéressants, même lorsqu’ils ne sont pas retenus ;
  • entretenir son réseau professionnel ;
  • demander des recommandations à son équipe ;
  • publier une annonce avant d’être réellement en manque de personnel ;
  • utiliser Restaff 😉

Plus vous anticipez, moins vous recrutez dans l’urgence.

D’ailleurs, si ce sujet vous intéresse, nous détaillons également combien de temps faut-il prévoir pour recruter un bon cuisinier et les facteurs qui influencent réellement ce délai.

Anticiper ses recrutements : le meilleur moyen de recruter plus vite

La plupart des recrutements deviennent compliqués parce qu’ils sont lancés trop tard.

On commence à chercher lorsqu’un salarié est déjà parti ou qu’un arrêt maladie désorganise la brigade. Dans ces conditions, il faut recruter dans l’urgence, avec moins de choix.

À l’inverse, les restaurants qui recrutent le plus sereinement entretiennent en permanence un vivier de candidats. Ils conservent les CV intéressants, développent leur réseau et restent visibles auprès des professionnels, même lorsqu’ils n’ont pas de poste à pourvoir immédiatement.

Cette approche demande un peu plus d’anticipation, mais elle permet souvent de réduire les délais de recrutement et d’éviter les décisions prises dans la précipitation.

FAQ

Où trouver un cuisinier rapidement ?

Activez plusieurs canaux en parallèle : votre réseau, les plateformes d’emploi, les écoles hôtelières et les plateformes spécialisées dans la restauration.

Quel est le meilleur site pour recruter un cuisinier ?

Il n’existe pas de réponse universelle. Les plateformes généralistes offrent une forte visibilité, tandis que les plateformes spécialisées permettent souvent de cibler des profils plus qualifiés.

Combien de temps faut-il pour recruter un cuisinier ?

Cela dépend de la région, du poste et des conditions proposées. En période de tension, plusieurs semaines sont souvent nécessaires. Anticiper ses recrutements reste la meilleure stratégie.

Faut-il afficher le salaire dans une annonce ?

Oui. Une fourchette de rémunération améliore la qualité des candidatures et évite de nombreux entretiens inutiles.

Conclusion

Trouver un bon cuisinier ne se résume plus à publier une annonce et attendre.

Les candidats qualifiés sont sollicités, comparent les établissements et accordent autant d’importance aux conditions de travail qu’à la rémunération.

En travaillant votre annonce, votre réactivité et votre marque employeur, vous augmentez déjà fortement vos chances de recruter le bon profil.

Et si vous recrutez régulièrement en restauration, il peut être pertinent d’utiliser un outil spécialisé comme Restaff pour constituer progressivement un vivier de candidats et simplifier vos futurs recrutements, tout en gardant la maîtrise de vos échanges.

Retour à la liste des articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *